GR10 : les dix conseils de berger dans les Pyrénées
Petites confidences et paroles d'un berger des Pyrénées pour mieux partager nos montagnes.
« Vous êtes en vacances, moi je suis au boulot ! » — Petites confidences d’un berger des Pyrénées pour mieux partager nos montagnes.
Par Guillaume Rella, berger à Artigue, en Haute-Garonne
Bienvenue dans nos montagnes… et sur mon lieu de travail !
Bonjour les GRdistes !
Moi, c’est Guillaume. Je suis berger à Artigue, un petit village de Haute-Garonne, au cœur des Pyrénées. Le GR10 passe juste à côté de l’endroit où je travaille ! Des randonneurs, j’en vois passer. Des jeunes, des moins jeunes, des sportifs, des contemplatifs, des marcheurs chargés comme des mulets et d’autres qui semblent avoir emporté leur maison entière sur le dos !
Certains traversent les Pyrénées pendant plusieurs semaines, d’autres viennent simplement profiter de nos belles montagnes pour quelques jours. Et franchement, je comprends votre enthousiasme. Les Pyrénées sont magnifiques !
Mais il y a une petite chose que j’aimerais vous rappeler avant que vous enfiliez vos chaussures de randonnée : la montagne que vous traversez est aussi un lieu de vie et de travail. J’y travaille avec mes brebis et mes chiens. Je passe mes journées à surveiller mon troupeau, à organiser ses déplacements et à veiller à ce que tout ce petit monde se porte bien. Quand on a 1 500 brebis à gérer, les journées ne manquent pas d’animation !
Alors, puisque vous allez peut-être traverser mon territoire, je voudrais vous donner quelques conseils. Pas pour vous faire la morale, ni pour vous empêcher de profiter de votre randonnée. Simplement pour que nous puissions tous continuer à partager cette montagne dans les meilleures conditions.
1. Le pastoralisme, ce n'est pas simplement regarder passer les brebis !
Quand vous apercevez un troupeau tranquillement installé sur une pente herbeuse, vous vous dites peut-être : « Elles ont la belle vie, ces brebis ! » Et vous n’avez pas complètement tort.
Mais derrière cette image de carte postale, il y a tout un travail que vous ne voyez pas forcément. Un troupeau ne se déplace pas au hasard. Je choisis les endroits où mes brebis vont pâturer en fonction de plusieurs éléments : la pousse de l’herbe, la saison, la météo et les besoins du troupeau. Je dois également organiser les déplacements pour que les animaux puissent manger, se reposer et s’abreuver dans de bonnes conditions. Si vous trouvez mes brebis installées à un endroit précis, ce n’est donc pas parce qu’elles ont décidé d’y organiser leur pique-nique ! C’est généralement parce que je l’ai voulu.
Il faut comprendre que le pastoralisme fait partie de la vie de nos montagnes depuis des générations. Les troupeaux participent à l’entretien des espaces pastoraux et contribuent à maintenir des paysages ouverts. Les belles étendues herbeuses que vous aimez traverser ne sont pas toujours des paysages qui se maintiennent tout seuls. Derrière ces espaces, il y a des animaux, des hommes, du travail et tout un savoir-faire.
Alors, quand vous croisez un troupeau, dites-vous que vous traversez aussi un espace professionnel.
Et comme dans n’importe quel métier, c’est toujours plus agréable quand les visiteurs respectent le travail de ceux qui sont sur place.
2. Un troupeau de 1 500 brebis, ça ne se traverse pas comme un passage piéton !
Voilà probablement l’une des situations qui me posent le plus de problèmes.
Imaginez la scène. Je suis en train de déplacer mon troupeau. Mes 1500 brebis avancent dans une direction bien précise. Tout se passe correctement. Et voilà qu’arrive un randonneur sur le GR10. Il voit les brebis, il voit le sentier et il décide de continuer tout droit. Après tout, le balisage est là, alors pourquoi changer de direction ? Sauf que, pour moi, les ennuis commencent !
En avançant au milieu des animaux ou à contre-sens de leur déplacement, le randonneur peut arrêter une partie du troupeau, faire repartir certaines brebis dans la mauvaise direction ou désorganiser tout le mouvement. Et ensuite, qui doit remettre de l’ordre dans tout ça ? Je vous laisse deviner ! Ce qui peut vous sembler être un petit passage de quelques secondes peut me compliquer sérieusement la journée.
Mon conseil : contournez le troupeau quand c’est possible.
Si vous voyez des brebis installées sur votre itinéraire, prenez le temps d’observer la situation. Un détour de 10, 20 ou même 100 mètres, lorsque le terrain et les conditions de sécurité le permettent, peut suffire à éviter de les déranger. Oui, vous allez peut-être mouiller vos chaussures dans l’herbe. Mais rassurez-vous, ça sèche ! En revanche, remettre 1 500 brebis dans le bon sens, c’est une autre histoire.
Attention toutefois : je ne vous demande évidemment pas de vous engager sur une pente dangereuse, de franchir un passage exposé ou de vous mettre en difficulté. Si le contournement n’est pas possible, arrêtez-vous à bonne distance et laissez-moi le temps de gérer la situation.
Et si je suis à proximité, n’hésitez pas à me demander comment passer. Quelques minutes de patience peuvent éviter beaucoup de problèmes.
Et si le troupeau occupe toute la montagne ? Je vous l’accorde, quand 1 500 brebis sont bien étalées, les contourner n’est pas toujours évident ! Dans ce cas, il faut surtout éviter de foncer tête baissée. Observez les animaux, repérez la présence éventuelle des chiens de protection et, si possible, prenez contact avec le berger.
Ne traversez pas un troupeau dense sans vous être assuré que le passage est possible et sans risque. Le plus important, c’est de ne pas provoquer de mouvement de panique ou de désorganisation.
3. Mes brebis font la sieste ? Laissez-les dormir !
Autre situation que je rencontre régulièrement : des randonneurs arrivent devant un troupeau tranquillement installé pour se reposer. Les brebis sont couchées, tout est calme. Et certains décident de passer au beau milieu. Résultat : les animaux se lèvent, commencent à bouger et parfois tout le troupeau se remet en mouvement.
Pourtant, si mes brebis sont là, ce n’est pas un hasard. Le repos fait partie de leur journée. Je gère leurs déplacements et leurs périodes de pâturage en fonction des conditions du moment.
Quand elles sont tranquilles, autant les laisser tranquilles ! Imaginez que quelqu’un traverse votre chambre en pleine sieste simplement parce que son GPS lui indique de passer par là. Vous apprécieriez moyennement, non ? Eh bien, mes brebis aussi ! Un troupeau au repos se contourne à bonne distance, chaque fois que cela est possible. Et tant qu’à faire, évitez de crier, de courir ou de chercher à faire bouger les animaux pour libérer le passage.
4. Les patous : ils ne sont pas là pour faire de la figuration !
Ah, les patous ! Voilà un sujet qui mérite qu’on s’y attarde. Quand vous croisez un gros chien blanc au milieu des brebis, vous pouvez être tenté de vous approcher pour le caresser. Mauvaise idée !
Le patou, ou plus généralement le chien de protection, n’est pas un chien de compagnie en promenade. Il est là pour protéger le troupeau. Et il prend son travail au sérieux. Son rôle est notamment de dissuader les intrus ou les prédateurs de s’approcher des animaux. Il peut donc aboyer, venir vers vous ou se placer entre vous et les brebis. Cela ne signifie pas automatiquement qu’il va vous attaquer. Il cherche souvent à identifier ce qui approche de son troupeau. Mais attention, tous les chiens ne réagissent pas de la même manière. Leur comportement dépend de leur éducation, de leur caractère et de la situation. Et, comme je le dis parfois, peut-être aussi de leur humeur du jour !
Alors, comment réagir ? D’abord, évitez autant que possible de vous retrouver au milieu du troupeau. Si un chien de protection vient vers vous, gardez votre calme. Ne courez pas, ne criez pas, ne faites pas de gestes brusques et n’essayez pas de le repousser avec vos bâtons. Arrêtez-vous si nécessaire et laissez-lui le temps de vous identifier. Ne cherchez pas à le caresser ou à lui donner à manger. Si la situation devient inconfortable, éloignez-vous tranquillement du troupeau, sans courir. Et si vous êtes accompagné de votre propre chien, redoublez de vigilance : sa présence peut compliquer la rencontre avec les chiens de protection.
Le mieux reste de respecter les consignes locales et d’éviter les secteurs occupés par les troupeaux lorsque cela est possible.Le patou fait son métier. À nous de lui faciliter le travail !
5. Votre morceau de pain peut devenir un vrai problème
Passons maintenant à un sujet qui me tient particulièrement à cœur : les déchets. Je vais être très clair. En montagne, on ne laisse RIEN derrière soi. Même pas un morceau de pain !
Je vois régulièrement des déchets abandonnés dans les pâturages. Parfois, il s’agit d’emballages, de plastiques ou de papiers. Mais parfois aussi de restes alimentaires. Et là, certains randonneurs pensent bien faire. « Ce n’est qu’un morceau de baguette, c’est biodégradable ! »
Oui, mais non ! Prenons l’exemple du pain. Un morceau de baguette abandonné dans l’herbe peut se gorger d’humidité avec la rosée du matin. Une brebis peut ensuite le manger et risquer de s’étouffer. Ce qui vous semblait être un petit déchet sans importance peut donc avoir des conséquences très sérieuses. Et je ne vous parle même pas de mes chiens ! Combien de fois ont-ils récupéré des restes alimentaires laissés par des randonneurs, avec à la clé de beaux problèmes digestifs ? Je vous assure que nettoyer les conséquences de vos pique-niques ne fait pas partie de mes activités préférées !
Les déchets alimentaires perturbent aussi la nature.
Ce n’est pas parce qu’un aliment est naturel qu’il a sa place dans la montagne. Les restes de nourriture peuvent attirer des animaux opportunistes, notamment des rongeurs. Cela peut modifier localement certains équilibres et avoir des conséquences sur d’autres espèces. Les rats, par exemple, peuvent consommer les œufs d’oiseaux nichant au sol, dont certaines espèces sont déjà fragiles. Voilà comment un geste qui paraît anodin peut participer à une chaîne de conséquences que l’on n’imagine pas forcément. Alors, s’il vous plaît, remportez absolument tous vos déchets. Les emballages, les mouchoirs, les épluchures, les croûtes de fromage et les restes de sandwich. Tout !
Si vous avez réussi à transporter votre pique-nique jusqu’en montagne, vous devriez pouvoir redescendre avec son emballage et ses restes. En plus, normalement, votre sac sera moins lourd au retour !
6. Les abreuvoirs ne sont pas des salles de bains !
Là, je vais vous raconter quelque chose qui m’a vraiment surpris. J’ai déjà vu des randonneurs utiliser des abreuvoirs pour se laver avec du shampoing moussant. Oui, oui, du shampoing ! Et pas qu’une seule fois. Je comprends parfaitement qu’après plusieurs jours de marche sur le GR10, vous ayez envie de vous laver. Entre la transpiration, la poussière et les longues journées sous le soleil, une bonne toilette peut devenir un véritable rêve. Mais il faut comprendre une chose : un abreuvoir est d’abord destiné aux animaux.
Mes brebis doivent pouvoir y boire une eau propre. Ce n’est donc pas un endroit où l’on doit laisser du savon, du shampoing ou des résidus de lessive. Même les produits présentés comme biodégradables n’ont rien à faire dans l’eau destinée au troupeau. Si vous utilisez un point d’eau dans un endroit où cela est autorisé, veillez à ne jamais le contaminer.
Et pour la toilette ou la lessive, choisissez un endroit adapté, à distance des abreuvoirs et des cours d’eau, en respectant les règles locales. Je sais bien qu’après une longue journée de marche, on peut avoir l’impression de sentir le bouc.
7. Les cabanes pastorales : pensez à refermer les portes !
En traversant les Pyrénées, vous croiserez probablement des cabanes pastorales. Certaines sont utilisées par les bergers, d’autres peuvent disposer d’espaces accessibles aux randonneurs. Mais attention : toutes les cabanes ne sont pas des refuges ouverts au public. Il faut respecter leur usage, leur éventuelle occupation et les consignes affichées. Et j’aimerais insister sur un geste tout simple.
Quand vous quittez une cabane que vous êtes autorisé à utiliser, refermez correctement la porte.
Pourquoi ? Parce qu’un animal peut entrer à l’intérieur et s’y retrouver enfermé. Et croyez-moi, découvrir une brebis coincée dans une cabane n’est pas une bonne surprise ! Vérifiez également que vous ne laissez aucun déchet et que vous n’avez rien déplacé ou détérioré. Ces bâtiments sont souvent précieux pour les personnes qui travaillent en montagne. Ils ne sont pas là uniquement pour décorer vos photos de randonnée.
8. Et le papier toilette, on en parle ?
Bon. Je savais qu’il faudrait aborder le sujet à un moment ou à un autre. Le papier toilette ! Je vais essayer de rester poli. Mais franchement, quand je vois certains endroits transformés en petits champs de papier blanc, je me demande parfois ce qui passe par la tête de certains visiteurs. La montagne n’est pas un WC géant. Et le papier toilette, même lorsqu’il est présenté comme biodégradable, ne disparaît pas par magie au premier coup de vent. Il peut rester visible longtemps, être dispersé ou souiller les espaces fréquentés par les animaux. Alors, prévoyez un petit sac étanche pour remporter votre papier toilette et vos produits d’hygiène.
Pour vos besoins naturels, éloignez-vous des sentiers, des cabanes, des abreuvoirs et des points d’eau. Respectez les règles applicables au secteur traversé et les bonnes pratiques sanitaires en milieu naturel. Je sais que ce n’est pas le sujet le plus poétique de la traversée des Pyrénées. Mais il fait partie des choses essentielles à comprendre quand on veut respecter la montagne. Et entre nous, les brebis n’ont pas demandé à vivre dans vos toilettes !
9. Nous ne sommes pas les seuls habitants de la montagne
Quand on traverse les Pyrénées à pied, on peut avoir l’impression d’entrer dans un immense espace de liberté. Et c’est vrai. C’est aussi ce qui fait la beauté du GR10. Mais cette liberté ne signifie pas que l’on peut faire absolument tout ce que l’on veut.
La montagne est un territoire partagé. Il y a les randonneurs, les bergers, les éleveurs, les habitants des villages, les animaux domestiques et toute la faune sauvage. Tout ce monde doit pouvoir cohabiter. Le pastoralisme est une activité vivante. Ce n’est pas une attraction touristique. Mes brebis ne sont pas installées dans les pâturages pour offrir un joli premier plan à vos photographies. Mes chiens ne sont pas là pour divertir les promeneurs. Et moi, je ne passe pas mes journées dans les montagnes uniquement pour profiter du paysage. Même si, je vous l’accorde, mon bureau possède une vue plutôt sympathique ! Nous avons chacun notre place et nos activités. Vous venez chercher l’aventure, la beauté des paysages, le calme ou le plaisir de marcher.
Moi, je viens travailler. Ces deux façons de vivre la montagne ne sont pas incompatibles. Au contraire, elles peuvent très bien se compléter, à condition de faire preuve de respect et de compréhension.
10. Et si vous preniez le temps de discuter avec un berger ?
J’ai beaucoup parlé des comportements qui m’agacent. Mais je ne voudrais surtout pas vous donner l’impression que les randonneurs sont tous des irresponsables ! Heureusement, c’est loin d’être le cas. Je rencontre aussi beaucoup de personnes attentives, respectueuses et véritablement intéressées par notre métier. Des gens qui prennent le temps de contourner les troupeaux, qui remportent leurs déchets et qui comprennent que nous travaillons. Et ça, je les en remercie sincèrement.
Alors, si vous croisez un berger sur votre chemin et que les circonstances le permettent, pourquoi ne pas échanger quelques mots ? Un bonjour, un sourire, une petite question sur le troupeau… Cela peut être l’occasion de découvrir un univers que vous connaissez peut-être mal. Bien sûr, choisissez votre moment !
Si je suis en train de récupérer des brebis qui partent dans tous les sens, ce n’est probablement pas l’instant idéal pour me demander de vous raconter toute l’histoire du pastoralisme pyrénéen. Mais quand le troupeau est tranquille et que j’ai un moment, discuter avec des randonneurs sympathiques fait aussi partie des bons côtés de mes journées. Et vous découvrirez peut-être que derrière le berger qui vous demande de quitter le sentier, il y a simplement quelqu’un qui aime profondément son métier et ses montagnes.
11. Les dix petits réflexes que j'aimerais vous voir adopter sur le GR10
Avant de vous laisser repartir, voici les dix conseils que j’aimerais que chaque GRdiste garde en tête.
- Je remporte tous mes déchets, y compris les restes alimentaires et les déchets biodégradables.
- Je ne pollue jamais les abreuvoirs, ni avec du savon, ni avec du shampoing, ni avec des produits de lessive.
- Je contourne les troupeaux chaque fois que cela est possible et sans me mettre en danger.
- Je ne traverse pas un troupeau au repos et je ne cherche jamais à faire bouger les brebis.
- Je laisse la priorité au travail du berger, notamment lorsqu’il déplace ses animaux.
- Je respecte les chiens de protection, je garde mon calme et je ne cherche pas à les approcher.
- Je referme les portes des cabanes que je suis autorisé à utiliser.
- Je remporte mon papier toilette et je respecte les règles d’hygiène en montagne.
- Je respecte les installations pastorales, les clôtures, les portails et les équipements nécessaires au travail des éleveurs.
- Je garde en tête que la montagne est un espace partagé, où ma liberté de randonner doit s’accompagner du respect de ceux qui y vivent et y travaillent.
12. Un dernier mot avant de reprendre votre chemin
Voilà, les GRdistes ! J’espère que ces quelques explications vous permettront de mieux comprendre notre quotidien de berger. Je sais que la très grande majorité d’entre vous aime profondément la montagne et souhaite la préserver. Mais parfois, on peut faire des erreurs simplement parce qu’on ne connaît pas les conséquences de ses gestes.
C’est aussi pour cela que j’ai souhaité partager mon expérience. Je ne vous demande pas de devenir des spécialistes du pastoralisme. Je vous demande simplement de prendre conscience que derrière les beaux paysages que vous traversez, il y a des hommes, des femmes, des animaux et tout un monde qui continue de vivre et de travailler. La montagne est assez grande pour nous accueillir tous. À condition que chacun fasse un petit effort.
Alors profitez de votre traversée, ouvrez grand les yeux, prenez de belles photos, respirez l’air des Pyrénées et savourez cette formidable aventure qu’est le GR10. Et si vous me croisez du côté d’Artigue, n’hésitez pas à me saluer ! Mais si vous me voyez arriver avec mes 1 500 brebis, faites-moi juste une petite faveur…
Laissez-nous passer !
Promis, vos chaussures mouillées finiront par sécher. Au plaisir de vous rencontrer sur les sentiers !
Guillaume Rella
Berger à Artigue, Haute-Garonne
Le mot des Amis GRdistes
Ce témoignage est né de deux publications partagées par Guillaume Rella en 2025 et 2026 sur le groupe Facebook « Les amis du GR10 ».
Nous avons souhaité lui donner une place dans nos dossiers de préparation, car préparer sa traversée des Pyrénées ne consiste pas seulement à choisir son équipement, calculer ses étapes ou organiser ses ravitaillements.
C’est aussi apprendre à connaître et à respecter les territoires que l’on s’apprête à traverser.
Les paroles de Guillaume nous rappellent que les paysages du GR10 sont aussi façonnés par des activités humaines, notamment le pastoralisme, qui participe depuis longtemps à l’identité des Pyrénées.
Nous remercions chaleureusement Guillaume pour son témoignage, sa franchise et sa volonté de sensibiliser les randonneurs.
Un GRdiste bien préparé, c’est aussi un GRdiste qui sait partager la montagne.
Amitiés GRdistes
Note éditoriale : ce texte est une adaptation développée à la première personne des publications de Guillaume Rella. Les anecdotes, les préoccupations et les messages essentiels proviennent de ses témoignages. Les explications complémentaires et les formulations nouvelles devront être relues et validées par Guillaume avant publication sous sa signature.
Point info
Eric CHAIGNEAU
animateur bénévole des Amis GRdistes.
assogr10@gmail.com
tel 06 83 61 48 49